UNC

8 mai 2020

Hommage aux morts pour la France et aux combattants de 39/45

Évocation de l’année 1940 (80 ème anniversaire)

texte de Sylvain GODET

1940 fut l’année du grand tournant de ce deuxième conflit mondial en France. Les nombreux soldats français, embarqués dans une guerre de position presque sans combat depuis un an, vont subir la submersion de l’ennemi allemand. En effet, la wehrmatch, après avoir envahi les Pays Bas et la Belgique, contourne la ligne Maginot et arrive aux portes de Paris le 14 juin poussant alors la population du Nord de la France sur les routes et faisant plus de 100 000 morts dans les rangs de l’Armée Française.

Face à la défaite, le gouvernement Français, avec à sa tête le Maréchal Pétain, signe un cessez le feu, pliant ainsi devant l’invasion de l’armée Allemande. En découlera, quelques jours plus tard, la signature de l’armistice avec Hitler, marquant ainsi le début de la collaboration avec les nazis. Le gouvernement se voit alors imposer, entre autres, l’abandon d’une partie du territoire à l’occupant et la mise en place des lois punitives contre les juifs et les communistes.

Dans ce contexte d’occupation, une partie de la population refuse la défaite. Un petit contingent de femmes et d’hommes va entrer dans la clandestinité et essayer, avec peu de moyens, d’enrayer la machine allemande par le biais de tracts et d’actions coups de poing contre l’occupant. Certains d’entre eux ont répondu à l’appel du Général de Gaulle, le 18 juin, exilé à Londres, appelant les Français à se soulever et à ne pas céder face à la tyrannie. Ce fut le début de la Résistance.

À Combrand, l’année 1940 bouleverse également la vie des habitants. Même si la moitié des soldats de la commune sont revenus, 49 combranais sont fait prisonnier et envoyés sur le territoire Allemand. Ils ne reviendront qu’à la fin du conflit.

Le 19 juin, Jean BAUDIN, séminariste de Combrand, sergent dans l’armée, est tué au lieudit la Malu, sur la commune de COYVILLER, près de Nancy en Meurthe et Moselle.

La vie quotidienne, elle aussi, se voit modifiée avec les pénuries organisées par l’occupant, obligeant les français à se munir de tickets de rationnement pour s’approvisionner en produits de première nécessité. La commune voit également arriver en masse, les réfugiés du Nord et des Ardennes dans les fermes et les villages. Ces gens du nord de la France participent aux différents travaux des champs et s’intègrent à la vie de la commune. Ils occupent leur temps libre en jouant au football et en initiant les jeunes de Combrand à ce sport nouveau chez nous.

En cette année de troubles, la perspective de la Libération est encore loin et les Combranais, comme la population Française, se préparent à traverser les années sombres de l’occupation allemande.

U.N.C. Assemblée Générale 2020

En préambule à la réunion, l’assistance a observé une minute de silence à la mémoire de Joseph MARCHAND, ancien président de la section, décédé en 2019.

Le nombre d’adhérents est en hausse : actuellement 16 Anciens Combattants, 7 Veuves et 17 Soldats de France et/ou sympathisants.

La vente du livre « La Grande Guerre à COMBRAND », écrit fin 2018, s’est poursuivie début 2019.

Tous les livres ont été vendus (le dernier est allé à l’ENSOA de SAINT-MAIXENT). Il a connu un beau succès de notoriété grâce, notamment, aux articles du Courrier de l’Ouest en page BRESSUIRE et en page CHOLET.

Le résultat financier de cette opération (près de 1 000 € sur deux ans) est venu conforter les finances de la section.

Pour les commémorations officielles de 2019, des textes écrits par la section ont été lus par des collégiens et des lycéens : texte sur 1939 (80ème anniversaire) le 8 mai et texte sur 1919 (centenaire) le 11 novembre.

Pour 2020, il est prévu de continuer dans cette voie. Le plus jeune adhérent de la section, Sylvain GODET, est d’accord pour s’investir dans une écriture relative à 1940 (80ème anniversaire) pour le 8 mai.

11 novembre 2019

Texte créé par l’UNC Combrand

lu parTom Merceron et Romane Pannetier

Nous commémorons aujourd’hui le cent unième anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Voici quelques faits et réflexions sur l’année 1919, il y a juste 100 ans cette année.

Fernand Charrier, du bourg, avait été rappelé au 405ème Régiment d’Infanterie. Il disparaît, le 21 juillet 1917, au Chemin des Dames, dans le secteur de Cerny.

En fait, il était blessé. Il fut fait prisonnier, puis interné par les allemands à Limbourg.

Il sera rapatrié sanitaire, après la fin de la guerre, le 18 janvier 1919, à l’hôpital de Bressuire où il décédera, 5 jours plus tard, le 23 janvier 1919 à l’âge de 26 ans.

Il sera le dernier « Mort pour la France » originaire de Combrand pour la guerre 14-18. Son nom figure sur le mémorial de Bressuire.

1919, c’est l’année du Traité de Paix signé le 28 juin, à Versailles, entre les Alliés et l’Allemagne, à l’issue de la première guerre mondiale.

Ce traité imposait à l’Allemagne, notamment,

la restitution, à la France, de l’Alsace et de la Lorraine Mosellane, annexées suite à la guerre de 1870,

la limitation de son Armée en hommes et en matériel,

la renonciation à son empire colonial,

le paiement de très lourdes sommes financières, au titre de réparation des dégâts causés par la guerre.

L’Allemagne s’est estimée durement punie. Elle n’a pas pu payer tout ce qui lui avait été imposé. Un très fort ressentiment du peuple allemand a suscité, chez lui, une grande envie de revanche.

Le Traité établissait une chartre pour la création d’une « Société Des Nations » qui avait pour mission de garantir la paix en Europe.

Hélas, les États Unis d’Amérique, pourtant signataires du Traité de Versailles, ne le ratifieront pas. Ainsi, sans la présence des États Unis, devenue la première puissance mondiale, cette Société Des Nations perdait beaucoup de son efficacité.

On connait, hélas, la suite, 20 ans plus tard, en 1939.

Il suffit de regarder le Monument aux Morts ou de faire le tour des cimetières pour constater l’étendue des dégâts et encore bien d’autres dégâts dans la tête de ceux qui sont revenus.

Aujourd’hui, il faut tirer les leçons du passé et oeuvrer pour un monde de paix, un monde meilleur.

Notre Europe n’est plus en guerre intestine depuis 1945 ! Mais dans d’autres parties du monde, les armes continuent de tuer.

Et la guerre n’est pas seulement là où tombent les bombes. En France, nous avons été victimes d’attaques terroristes.

La paix est à gagner aussi dans de nombreux domaines où les relations humaines sont malmenées : violences faites aux femmes, harcèlement à l’école, dans la rue, incivilités, conflits de voisinage etc… L’exemplarité de chacun est une des conditions pour vivre en paix.

8 mai 2019

Cinq décorés pour le 8 mai

La commémoration de l’armistice du 8 mai 1945 a eu, cette année, une dimension particulière.

En effet, Jules SOULARD a reçu la Croix du Combattant au titre des Opérations Extérieures (OPEX), en fonction de sa campagne en Algérie en 1963 et 1964.

Quatre autres Anciens Combattants ont reçu la Médaille de Reconnaissance de la Nation : Jean-Marie HAY, René SOURISSEAU, Alain LANDREAU et Michel GARREAU.

Ces décorations ont été remises par le Maire de la Commune, Anne-Marie REVEAU et le Président de la section UNC, Gérard GABORIT.

Ceux-ci ont lu les messages, respectivement, de la Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées et celui de l’Union Nationale des Combattants.

Auparavant, des jeunes ont lu un texte élaboré par la section, relatif à l’entrée en guerre de 1939, il y aura 80 ans en septembre. D’autres ont porté des fleurs au Monument au Morts puis vendront des bleuets de France à l’issue de la cérémonie.

La commémoration s’est terminée par l’hommage solennel aux Morts.

Texte créé par la section UNC de Combrand

lu par Romane Pannetier et Camille Baranger (collégiennes)

Le vendredi premier septembre 1939, il y aura 80 ans cette année, l’Allemagne déclenche la guerre en envahissant la Pologne.

Dès le lendemain, en France, c’est le début de la mobilisation générale des hommes de 20 à 48 ans.

Le dimanche 3 septembre, la France et l’Angleterre, alliées de la Pologne déclarent la guerre à l’Allemagne nazie qui se targue de l’appellation « troisième REICH ».

Chez nous, le tocsin sonne, à Cerizay d’abord, puis à Combrand, le Pin, Montravers, etc…

C’est le début de ce que l’on appellera « la drôle de guerre », guerre de position pour une armée française, qui se croit parfaitement préparée, qui se croit en sécurité derrière sa ligne « Maginot », ligne de fortification, du nom du ministre de la guerre, André Maginot.

Elle n’avait pas imaginé que l’armée du « troisième Reich, pourrait transpercer cette ligne de fortification, par une attaque massive en un point plus faible de cette ligne de défense, en mai 1940.

Elle n’aurait jamais imaginé subir une terrible défaite militaire par cette armée Allemande qui faisait prisonniers 1 800 000 soldats français, dont 49 de Combrand.

Elle n’aurait jamais imaginé que 253 000 militaires français seraient tués dans cette guerre, dont deux Combranais, ainsi que 350 000 civils.

Elle n’aurait jamais imaginé que notre pays subirait une occupation de plus de quatre années.

Elle n’aurait jamais espéré que des pays alliés (États Unis d’Amérique, Angleterre, Canada…) allaient débarquer en France pour nous libérer de l’oppression nazie, au prix de centaines de milliers de morts !

Elle n’aurait jamais espéré, que grâce à nos alliés, aidés par la Résistance, puis par l’armée Française, l’Allemagne nazie devrait capituler, le 8 mai 1945, signant ainsi la fin d’un « troisième Reich » qu’Hitler avait conçu pour durer 1 000 ans !

C’etait la fin de la guerre, de l’oppression et de l’idéologie nazies, laissant le champ libre aux hommes et aux femmes de bonne volonté pour construire une Europe de liberté et de paix.

5 décembre 2018

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Le mercredi 5 décembre 2018, près de 200 Anciens Combattants et Soldats de France du canton de CERIZAY se sont réunis à COMBRAND pour la cérémonie de la « journée d’Hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie ».

Au cours de cette cérémonie au Monument aux Morts, sept Anciens Combattants d’Afrique du Nord de COMBRAND ont reçu la médaille de la Reconnaissance de la Nation. Il s’agit de Albert GABARD, Bernard MÉNARD, Henri HAY, Alfred NICOLET, Claude PELTIER, André HAY et Joseph MARCHAND.

Ces décorations ont été remises par Anne-Marie REVEAU, Maire de COMBRAND, Thierry MAROLLEAU Conseiller Départemental, Bernard AUDUSSEAU, Président Départemental de l’ U. N. C. et Gérard GABORIT, Président de la section U. N. C. de COMBRAND.

L’insigne de Porte-drapeau a été remis à René SOURISSEAU et Michel GARREAU pour, respectivement, 25 et 21 ans de fidélité à la fonction de Porte-drapeau.

Des gerbes ont été déposées au pied du Monument aux Morts et une autre sur la tombe de Gérard TREMBLAIS tué en Algérie le 24 février 1958 à l’âge de 22 ans.

Cette journée commémorative a été l’occasion d’inaugurer une nouvelle plaque commémorative des Morts pour la France refaite à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918.

Appel des morts

« Algérie, pays de soleil, nous n’oublions pas ceux, qui, sous ton ciel bleu, sont tombés la-bas ».

Sur environ 1 500 000 militaires français qui ont servi en Afrique du Nord, près de 24 000 d’entre eux y ont laissé leur vie, dont 12 000 appelés du contingent.

Dans notre canton de Cerizay, ils sont sept, « Morts pour la France ».

Le 30 juillet 1956, Gilbert MÉRIT, de Brétignolles, à l’âge de 24 ans

Le 14 février 1957, Didier GRIMAUD, de Saint Marsault, à l’âge de 22 ans

Le 17 février 1957, Paul NAULEAU, de Cerizay, à l’âge de 22 ans

Le 24 février 1958, Gérard TREMBLAIS, de Combrand, à l’âge de 21 ans

Le 29 avril 1958, Michel CHESSERON, de Cerizay, à l’âge de 22 ans

Le 3 décembre 1959, Michel DOUBLET, de Brétignolles, à l’âge de 29 ans

Le 12 septembre 1960, Pierre AUDUREAU, de la Forêt sur Sèvre, à l’âge de 20 ans.